Frank Elderson, membre du conseil de la Banque Centrale Européenne (BCE), a souligné l’urgence pour les banques de la zone euro de renforcer leurs défenses contre de potentielles cyberattaques assistées par intelligence artificielle, notamment celles utilisant des outils comme le modèle Mythos AI d’Anthropic. Dans une interview accordée à la newsletter de supervision de la BCE, Elderson, également vice-président de la division de supervision bancaire de la BCE, a mis en avant que l’absence d’accès à Mythos pour les banques de la zone euro aggrave le risque d’inaction. Il a insisté sur le fait que les banques doivent agir de manière proactive pour remédier aux vulnérabilités, qu’elles aient accès ou non à des outils avancés.
Des rapports indiquent que de grandes banques américaines, bénéficiant d’un accès anticipé à Mythos, s’attaquent rapidement à de nombreuses faiblesses dans leurs systèmes de données identifiées par le modèle. Les experts en cybersécurité voient Mythos comme une menace significative pour le secteur bancaire, suscitant une inquiétude croissante parmi les régulateurs et les décideurs. Elderson a averti que les institutions financières devraient se préparer à de futurs modèles d’IA, qui pourraient faciliter des cyberattaques encore plus sophistiquées.
Plus tôt ce mois-ci, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a déclaré que la banque centrale évalue des stratégies pour se défendre contre les menaces liées à Mythos, tout en reconnaissant leur désavantage dû à un accès limité. Alors que l’écart d’accès à cet outil d’IA pourrait se creuser, avec les plus grandes banques japonaises qui devraient commencer à l’utiliser prochainement, Elderson a appelé les banques et leurs fournisseurs à accélérer la résolution des petites vulnérabilités souvent reléguées à des mises à jour logicielles plus longues. Cette focalisation accrue sur la préparation reflète l’urgence croissante de renforcer les systèmes financiers contre les risques technologiques en évolution.
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